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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 11:14

Un projet pour la jeunesse

Retrouvez l’interview que le Journal Le Monde publie dans son édition du 18-19 avril :

« Nous n’avons pas besoin d’en promettre tant et plus »

François Hollande, député de Corrèze et ancien premier secrétaire du PS, appelle à faire des choix clairs en 2012

Un discours de vérité. C’est ce que prône François Hollande, député socialiste de Corrèze et candidat aux primaires qui sélectionneront le candidat à la présidentielle de 2012. Sur les retraites, l’ancien premier secrétaire du PS se démarque d’une partie de la gauche, qui conteste le constat alarmant du Conseil d’orientation des retraites (COR). Sur l’état du pays, il prévient :  » Nous n’avons pas pris la mesure de la gravité du choc économique.  » A Martine Aubry, qui veut développer  » la société du bien-être « , il répond :  » On ne vit pas dans un monde édulcoré. «  En 2012, ajoute-t-il, le PS devra se concentrer sur quelques priorités – l’éducation, l’emploi, l’écologie – et redonner espoir aux jeunes.

Dans une récente tribune au  « Monde », Martine Aubry met en garde le gouvernement contre la tentation de « dramatiser » le débat sur les retraites. Partagez-vous son point de vue ? Considérez-vous les chiffres du Conseil d’orientation des retraites comme sujets à caution ?

Le Conseil d’orientation des retraites, c’est le gouvernement Jospin qui l’a mis en place. Je ne suggère donc pas de casser le baromètre sous prétexte qu’il annonce du mauvais temps. Bien sûr, je me demande moi aussi s’il est sérieux de se projeter aussi loin, en 2050. Il aurait mieux valu s’arrêter à 2020, voire à 2030. Mais sur le fond, cela ne change rien : la situation est grave, nous sommes confrontés à un déficit structurel lié à la faiblesse de la croissance, à l’arrivée à la retraite des générations nombreuses et à l’allongement de la vie. Quoi que ce gouvernement décide, il ne résorbera pas le déficit d’un seul coup. Il n’y aura pas de grand soir des retraites. Et sa prétention à en faire la grande réforme du quinquennat tient une nouvelle fois de l’illusion. Le financement des retraites concerne aussi bien la gauche que la droite. Il restera devant nous. C’est la raison pour laquelle je plaide pour un rendez-vous tous les cinq ans.

Une partie de la gauche et du PS estime que tout peut se régler par des prélèvements nouveaux. Martine Aubry relaie leur argument en jugeant urgent de trouver de  » nouvelles ressources « . Et vous ?

Oui, de nouvelles ressources sont nécessaires, notamment sur les revenus du capital et les bénéfices des banques. De même convient-il d’élargir l’assiette des cotisations à l’intéressement, à la participation et aux stock-options. Mais il n’existe pas des recettes miracles qui nous dispenseraient d’un effort contributif et productif pour préserver le niveau des pensions.

Il faut avoir conscience d’une chose : avec le niveau actuel du déficit public – plus de 8 % du PIB – les prélèvements que nous lèverons là, nous ne les mettrons pas ailleurs ! C’est pourquoi l’avenir des retraites ne peut se résoudre uniquement par l’impôt. Ne commettons pas la même erreur que celle du gouvernement, qui ne veut jouer que sur un seul paramètre : l’allongement de la durée de cotisation !

Pourquoi le PS tient-il à la défense de la retraite à 60 ans ?

Revenir sur ce principe infligerait une double peine aux salariés qui ont commencé à travailler tôt : ils seraient obligés de cotiser plus longtemps et pour une espérance de vie à la retraite plus courte. Ce serait aggraver l’injustice de notre système. La bonne position consiste à conserver l’âge de départ à 60 ans comme un droit, mais à adapter la durée de cotisation en fonction de l’allongement de l’espérance de vie et de la pénibilité. Si nous vivons plus longtemps, nous travaillerons plus longtemps.

Vos solutions sont proches de celles de Manuel Valls qui, comme Alain Juppé, plaide pour une union nationale sur le sujet.

Evitons les grands mots ! Sur ce sujet comme sur d’autres, il existe des différences entre la gauche et la droite. Mais cela n’exclut pas de faire preuve de responsabilité. Dans une société vieillissante, il faut arrêter d’arbitrer systématiquement en défaveur des jeunes. L’enjeu de 2012, c’est de leur donner toute leur place.

Que voulez-vous dire ?

Une élection ne se gagne pas clan contre clan, dans la stigmatisation, mais sur un thème fédérateur qui réconcilie les Français. Les classes moyennes et populaires ne retrouveront confiance dans la politique que si nous parvenons à leur démontrer que nous assurerons un avenir à leurs enfants. Si nous ne le faisons pas, c’est une explosion qui se prépare, pas seulement dans les banlieues et les quartiers. Une génération qui a fait des études, obtenu des diplômes et ne parvient ni à travailler, ni à s’installer, ni à se loger c’est insupportable. C’est ce qui explique cette défiance persistante à l’égard des décideurs, ce très haut niveau de pessimisme propre à la France. La jeunesse doit être notre projet. C’est pourquoi je lance l’idée d’un nouveau contrat de travail de cinq ans qui organisera un partenariat entre un jeune et un senior, un entrant et un futur sortant.

Martine Aubry défend un nouveau concept : la société du  » care « , autrement dit du bien-être, où chacun se soucie l’un de l’autre. Est-ce une façon de dépasser le débat sur les retraites ou de noyer le poisson ?

Disons d’accompagner le débat. La gauche a raison d’affirmer des valeurs collectives contre la marchandisation de la société et l’individualisme forcené. Tout ne peut pas être assuré par l’Etat, ou relever de la loi, nous sommes individuellement comptables de la façon dont fonctionne une société.

En même temps, je me méfie des slogans. On ne vit pas dans un monde édulcoré. Les marchés financiers ne sont pas des Bisounours. Les rapports de force existent. On n’a pas encore pris la mesure de la gravité du choc économique que nous vivons. Le centre de gravité du monde s’est déplacé vers la Chine et l’Inde. L’Europe est en état de faiblesse. Contrairement à ce que nous espérions, le marché n’a pas été mis en situation de faiblesse par la crise financière. Bien au contraire, il se venge contre les Etats. Ce qu’on attend des socialistes, c’est qu’ils énoncent clairement leurs choix. Et qu’ils puissent les traduire concrètement.

Dominique de Villepin, Alain Juppé sont en train de doubler Nicolas Sarkozy sur sa gauche. Ils prônent, comme vous, la réforme fiscale et l’égalité républicaine. Cela n’incite-t-il pas la gauche à gauchir son discours ?

Nicolas Sarkozy aura au moins eu une utilité : les valeurs républicaines sont à la hausse. Il aura fait la démonstration que l’argent, la confusion des genres, la réussite qui n’est pas forcément le mérite ne peuvent servir d’horizon, surtout dans une période de crise. Je me réjouis que cette lucidité touche une partie de la droite. Elle ne doit pas nous conduire à céder à la surenchère ou à en ajouter, sinon gare aux déconvenues. Nous hériterons en 2012 d’une situation comme jamais la gauche n’en a connue : faible croissance, endettement record et compétitivité dégradée. C’est un quinquennat de redressement qu’il nous faut préparer.

Porter un discours sur les efforts à consentir, est-ce vraiment populaire ?

Ma démarche ne consiste pas à annoncer de la sueur, du sang et des larmes, mais à indiquer le chemin d’un espoir crédible. Pour gagner, nous n’avons pas besoin d’en promettre tant et plus. Nul n’y croirait, pas même les éventuels bénéficiaires. Nous devons donner du sens, annoncer trois ou quatre priorités : éducation, emploi, écologie, et surtout dire comment nous les financerons. La réforme fiscale est la condition de toutes les autres.

Avez-vous le sentiment que les débats engagés au sein du PS vont dans cette direction ?

N’évacuons pas les choix difficiles, ils nous reviendraient en boomerang.

Etes-vous prêt à une confrontation personnelle avec Martine Aubry sur ce sujet ?

Je suis, par les fonctions que j’ai exercées, attaché plus qu’aucun autre à l’unité du PS, mais elle ne doit pas être une facilité pour ne pas débattre des défis qui nous attendent. Il s’agit d’établir un socle commun entre nous. Ensuite, les primaires permettront non seulement de choisir notre candidat, mais de faire prévaloir une orientation et une méthode.

La gauche a-t-elle vraiment le temps de dépasser ses divergences pour construire un projet crédible en deux ans ?

Oui, mais à la condition que ce travail soit mené dès maintenant pour être réglé à temps. Nos partenaires, ce sont d’abord les écologistes. Parce qu’ils existent et parce qu’ils le veulent. Qu’ils décident ou non de présenter un candidat, un contrat de gouvernement devra être conclu avec eux avant même que la campagne présidentielle ne s’engage. Ça vaut aussi pour le Front de gauche. Cela suppose que chacun fasse rapidement la clarté sur son propre leadership et son organisation. Je ne crois pas à la possibilité de formaliser les convergences dans le tumulte de l’élection présidentielle, et je n’imagine pas la situation où il faudrait négocier des engagements fondamentaux pour le pays entre les deux tours.

Le calendrier tel qu’il se dessine au PS prévoit des primaires en octobre 2011. Cela vous convient-il ?

Non. Je ne sais qui il protège, mais je vois qui il affaiblit ; en l’occurrence notre candidat. Le meilleur calendrier, c’est juin 2011. Il permet de donner à celui ou à celle qui sera choisi le temps de rassembler les socialistes, de préparer la coalition majoritaire et de convaincre les Français. Rien que cela !

A droite, qui voyez-vous en 2012 ?

Je n’exclus plus que Nicolas Sarkozy soit contraint à renoncer. Son système est épuisé et les fondamentaux qui avaient fait son succès en 2007 se sont fissurés.

Je suis frappé par l’analogie entre la fin du giscardisme et celle du sarkozysme. Tous les deux avaient brandi la rupture, brisé des codes, pratiqué l’ouverture. Tous les deux ont été bousculés par la crise et ont connu cette dérive monarchique avec des entourages qui ont fini par se détruire de l’intérieur. Mais la victoire ne se construit pas sur une décomposition. C’est une force qui se lève pour faire mouvement.

Propos recueillis par Françoise Fressoz et Jean-Michel Normand

Par HERVE BARO - Publié dans : CHANGER LA GAUCHE
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 19:48

L’Ecole est, objet de conflits et de polémiques en toutes circonstances, mais particulièrement dès lors qu’un gouvernement prétend la réformer.

 

La droite au pouvoir, n’a eu et n’a de cesse de briser le système éducatif, pour des raisons idéologiques,. Son but, perpétuer les injustices et conforter les inégalités sociales.

Bien sûr, tel n’est pas son discours, mais telle est sa démarche.

Il faut ajouter qu’elle a souvent été soutenue dans sa démarche, par des forces conservatrices de gauche, qui au nom d’un élitisme républicain, ont objectivement poursuivi le m^me destin.

 

 

Quant à la gauche, ses volontés transformatrices se sont souvent heurtées à des blocages syndicaux, politiques ou provenant des étudiants.

Son manque de courage, de clarté, de vision d’un avenir éducatif en sont la cause principale. A tel point que s’il fallait dresser un bilan des années ou la gauche a été en capacité de gouverner, il serait sans doute, en deçà des espérances que l’on a pu mettre en des réformes qui pourtant ont du sens.

Ainsi, la création des ZEP, l’idée qu’il faut faire plus pour ceux qui ont moins, la scolarisation des deux ans à la maternelle, la revalorisation des enseignants de 1989, la création des IUFM, les réformes du lycée, et bien d’autres encore , sont des avancées qui, même imparfaites, ont marqué leur temps et laissé l’empreinte d’une gauche qui a été fidèle à ses valeurs.

Et pourtant le système est toujours aussi injuste, élitiste, inefficace pour les plus démunis et peu valorisant pour des enseignants qui sont trop souvent la cible de critiques infondées.

 

Alors que faire pour que sa change et pour que l’espoir renaisse enfin.

 

L’idée d’un « Pacte éducatif avec la nation » est une bonne idée.

 

Mais sa mise en œuvre suppose d’être assez précis, notamment sur deux questions

 

-Un pacte éducatif pour quoi faire ?

 

-Un pacte éducatif avec qui ?

 

Un pacte éducatif pour quoi faire ?

 

 

Sans décliner dans le détail le contenu du pacte, il convient toutefois de définir précisément quelques axes autour desquels il se déclinera.

Tout d’abord, il convient de préciser la finalité de l’Ecole.

Pour les socialistes, l’Ecole, doit être le lieu et l’outil de la démocratisation, de la socialisation, de la construction de la société du vivre ensemble.

L’école, doit permettre à chaque jeune d’aller au maximum de ses possibilités ou potentialités. Il ne s’agit pas de courir après une égalité des chances qui n’existe pas et ne peut exister, mais en revanche de mettre fin au déterminisme social, culturel ou d’origine.

L’ambition est et doit être immense. Elle ne peut se réaliser en un claquement de doigt.

Elle est œuvre de logue haleine.

L’objectif doit être inscrit comme le fondement d’une démarche et plus encore d’une politique, qui différentie, la gauche de la droite ;

Il ne s’agit pas de se différencier pour se différencier, mais bien d’être fidèle à son camp , celui de la gauche.

Affirmer une ambition, implique d’en tirer toutes les conséquences, en termes de budget, de structure de contenus, de formation des enseignants, de prise en charge de la difficulté scolaire.

C’est décider , contrairement à ce qu’à fait le gouvernement de Lionel Jospin, de concentrer l’effort sur la petite enfance à travers l’école maternelle. Celle ci doit devenir obligatoire, au même titre que l’école élémentaire

C’est revoir la transition entre l’école primaire et le collège afin de créer une véritable continuité éducative en terme de contenus d’enseignement et de méthodes ainsi que d’encadrement ,afin de déboucher sur l’acquisition d’un vrai socle commun de connaissance et de compétences

La formation des enseignants pour cette partie de la scolarité obligatoire doit être unifiée.

 

Cela suppose , bien sûr de revoir le collège tant dans ses contenus que ses pratiques en apportant un soin particulier à ce niveau de la scolarité qui est le lieu de toutes les discriminations, l’endroit de la différenciation sociale par excellence.

 

Cette école de la scolarité obligatoire de deux à seize ans, doit être l’ élément fondateur d’un pacte républicain pour une école du 21eme siècle.

 

Au lendemain de la libération, les professeurs Langevin et Wallon, définissaient ainsi l’école qu’ils appelaient de leurs vœux dans le cadre des travaux du Conseil National de la Résistance et qu’ils décrivaient dans leur plan de la manière suivante :

 

« La possibilité effective, pour les enfants français, de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance, mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires. »

 

Certes, la situation d’aujourd’hui est différente, mais elle est probablement plus complexe et les défis à relever sont immenses. Ils le sont sans doute plus encore qu’au lendemain de la libération, même si l’Ecole a, dans son ensemble su faire face à la massification qui à conduit la quasi totalité d’une classe d’age sur les bancs de l’école et du collège sans pour autant assurer la démocratisation tant espérée par la gauche et les forces de progrès.

 

Mais l’école ne se termine pas avec la fin du collège.

 

Si l’acquisition d’un socle commun est une ardente obligation, cela doit aller de pair avec un processus positif d’orientation et non de sélection ou d’orientation par l’échec.

Avoir posé, en son temps, l’égalité des trois voix, professionnelle , technologique et générale , n’a pas suffit.

Encore fallait il le confirmer dans et par les politiques éducatives.

Force est de constater que la voie générale l’emporte sur les deux autres.

Alors, il convient là encore, de concentrer effort et moyens, sur des voies qui doivent devenir celles de l’excellence, en revalorisant les enseignements technologiques et professionnels, mais aussi, en mobilisant les entreprises , qui doivent être partie prenante de cette ambition..

 

Le lycée et l’université doivent poursuivre l’œuvre émancipatrice de l’école primaire et du collège.

A ce stade, l’ambition voudrait que sous des formes qui peuvent faire l’objet d’aménagements, la scolarité obligatoire soit portée à 18 ans.

Cela crée des obligations à l’institution scolaire mais aussi aux jeunes et à leurs familles.

 

Il faut repenser certaines formes d’enseignement que l’Ecole regarde encore avec méfiance comme l’apprentissage.

Et puis, il faut cesser de croire que l’on apprend tout à l’Ecole, ou que tout est fini après l’Ecole.

Il faut cesser de penser que l’Ecole peut tout, même si elle peut beaucoup.

Si la formation initiale est indispensable, si elle doit atteindre l’objectif majeur de démocratisation, il nous faut affirmer que l’éducation est œuvre de tout une vie.

Le diplôme n’est pas une fin en soi, mais la reconnaissance à un moment donné d’une qualification, d’un savoir ou d’un savoir faire.

Mais ce diplôme, na de sens que si l’on accepte sa nécessaire adaptation tout au long d’une vie.

C’est l’Ecole de la formation permanente qui s’articule et complète la formation initiale et qui doit être conçue à la fois comme complément, ou comme rattrapage.

 

 

 

Un pacte éducatif avec qui ?

 

 

Définir un projet, une ambition, concevoir une ou des réformes, suppose qu’avant même d’accéder au pouvoir, les partenaires soient clairement identifiés.

 

Il ne saurait y avoir de hiérarchie, mais un pacte de cette nature et pour cette ambition, « donner à chaque jeune les moyens d’atteindre le maximum de ses potentialités » suppose un pacte avec la nation, avec le peuple. De ce point de vue l’élection suprême, celle du Président de la République est le moment et le moyen de conclure ce pacte.

Pour cela, il doit être suffisamment clair, sans forcément être précis en tout point.

Il convient de distinguer l’objectif, des outils de sa mise en œuvre.

Il faut distinguer le projet ou l’ambition que l’on a pour l’Ecole, d’un programme de gouvernement, qui lui devra s’engager sur des questions plus concrètes.

 

Le pacte conclu avec le peuple, devra se décliner par un pacte avec les enseignants et plus particulièrement avec les organisations syndicales représentatives, les parents, les élèves et les étudiants.

 

 

On ne change pas l’école sans ceux qui la font au quotidien.

Cela peut paraître une évidence, mais le dialogue social doit être dynamisé et se placer au cœur de la démarche des socialistes et en matière éducative plus encore qu’en tout autre domaine.

 

Le pacte éducatif à construire avec les organisations syndicales doit porter sur les conditions de mise en œuvre du pacte Républicain conclu avec les Français.

La réussite éducative ne passe pas obligatoirement par une augmentation des moyens, mais à l’inverse, la diminution des moyens ne garantit pas une meilleure éducation.

Alors dans un budget qui sera nécessairement contraint par une situation économique dégradée, il faudra faire des choix et en même temps affirmer des principes.

Celui de la priorité, politique et financière, pour l’éducation doit être clair.

Mais en même temps, la concentration des moyens sur l’école maternelle et élémentaire ainsi que sur le collège, doivent constituer la priorité des priorités..

Mais en même temps que la Nation fait un effort, il conviendra de mettre en œuvre une vrai redéfinition des services des enseignants et de tous ceux qui participent à l’acte éducatif..

La prise en charge de la difficulté scolaire suppose de concentrer les moyens là ou sont les plus grandes difficultés, mais aussi et surtout auprès des élèves qui sont le plus en difficulté.

Le soutien , les cours individualisés, la prise en charge collective de la difficulté scolaire doivent s’inscrire dans le service normal des personnels de l’éducation nationale

 

Ce qui a été mis en place, comme soutien, doit être revu et amplifié, de telle sorte, que cela devienne un acte naturel et non une charge pour des enseignants qui passent plus de temps dans des tâches d’organisation que de soutien !

 

Bien sûr, la formation des enseignants doit être totalement revue.

Le choix de secondariser et de confier exclusivement à l’université la formation des enseignants est une catastrophe.

Le fait de mettre sur le terrain des enseignants qui n’auront eu, aucune formation professionnelle est un crime perpétré à l’encontre des jeunes générations.

Enseigner est un métier. Comme tout métier il s’apprend.

Là encore, il y a une différence majeure entre la droite et la gauche.

Pour les uns posséder la connaissance suffit à la transmettre.

Pour les autres, posséder la connaissance est une nécessité, mais pour la transmettre, il faut en plus, apprendre le métier.

La formation de l’enseignant ne peut être universelle et exclusivement universitaire, mais adaptée au niveau d’enseignement et grandement professionnalisée.

Cela ne remet en cause nullement l’égalité de statut de tous les enseignants de la maternelle au baccalauréat. Une égalité qu’il faut confirmer et qu’il faut rendre réelle entre les enseignants des premier et second degré.

Par ailleurs, la redéfinition des services, la formation professionnelle des enseignants, l’unité du corps, l’effort demandé à chacun dans la mise en œuvre du pacte Républicain pour l’Ecole, nécessitent revalorisation financière et morale d’un métier, sous -rémunéré et finalement assez peu considéré.

 

 

 

Les parents ne peuvent être laissés en lisière de l’Ecole.

Ce sont les premiers éducateurs des enfants et ils en sont les premiers responsables.

Il est donc légitime qu’ils se prononcent sur l’avenir de l’Ecole. Ils le feront au moment de l’élection Présidentielle..

Ils doivent participer à la mise en œuvre des mesures qui concerneront l’ambition que nous avons pour l’Ecole.

Mais leur responsabilité ne peut être minimisé dans l’éducation des enfants.

Il ne peut y avoir d’un côté l’école qui échoue et de l’autre des parents qui n’auraient aucune responsabilité dans l’éducation et l’instruction des enfants.

 

Dès lors, la mobilisation des parents autour du pacte éducatif est une ardente obligation.

 

Nous savons bien sûr, que les différences sociales ou d’origine, constituent un lourd handicap.

Mais les parents , par le biais de stratégies qui demeurent à inventer, doivent à leur place , participer pleinement à l’acte éducatif.

 

 

Enfin, il y a les élèves eux mêmes et plus globalement la jeunesse.

L’ambition du pacte éducatif est de faire du jeune l’acteur central de sa formation et donc de son destin.

 

Il n’y a dans cette expression, ni laxisme, ni flatterie.

 

L’acteur central de l’Education , celui autour duquel s’organise le système éducatif est le jeune.

Il y a donc une démarche qui doit prendre sens dès l’école maternelle et qui ne prend fin, au bout du compte qu’au sortir de la vie professionnelle.

L’enfant ou le jeune doivent être éduqués à prendre leur destin en main.

 

Ils doivent toujours comprendre le sens de leurs actes et la finalité de l’Ecole.

Il ne saurait y avoir mélange des genres entre les enseignants, les parents et les jeunes. Chacun à sa place doit être acteur de la démarche éducative.

 

 

Ainsi, un pacte républicain pour l’Ecole, prend tout son sens.

Il est , la priorité des priorités.

Sa réussite détermine, l’avenir de la Nation, l’émancipation du peuple, le progrès social technologique et culturel.

Il est la base de toute politique de gauche et donc de progrès..

Sa réussite, dépend étroitement de la clarté des propositions, de la fermeté de la démarche de la validation populaire et de la pédagogie, dont le Président de la République et son gouvernement devront faire preuve .

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par HERVE BARO - Publié dans : CHANGER LA GAUCHE
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 10:18

Monsieur le président du groupe GariGaé,

Monsieur le Maire de Saint Laurent,

Monsieur le Président du Pays Corbières Minervois, vice-Président de la Région,

Monsieur Le Président,

Monsieur le Représentant de l’Etat,

Permettez-moi tout d’abord d’excuser Marcel Rainaud, le Président du Conseil Général de l’Aude, qui pour des raisons impérieuses d’emploi du temps ne peut être présent parmi nous et m’a demandé de vous dire qu’il le regrettait sincèrement.

Je le représente donc en ma qualité de Vice-Président mais aussi, comme lui en homme des Corbières et en voisin.

Ce voisinage m’a permis de voir naître et progresser ce projet orignal, dans ce village de Saint-Laurent.

Un projet de cette nature qui constitue le plus gros investissement hotellier Français et Européens, ne peut qu’entraîner des sentiments contrastés qui oscillent entre admiration et critique.

C’est au demeurant ce à quoi s’exposent les responsables de Collectivités territoriales qui conduisent des projets qui sont par définition soumis à la même règle.

Votre projet suscite d’autant plus discussion qu’il arrive là où on ne l’attend pas et qu’il frappe  par son importance.

Du point de vue architectural, il bouscule les habitudes et la conception de ces lotissements informes qui font le quotidien de nombre de nos villages et qui sont, dans bien des cas, une insulte à nos paysages et à notre histoire.

Si vous aviez fait un alignement de maisons avec des toits en tuiles rouges et de larges rues, personne n’aurait émis la moindre critique. Mais là, votre soucis d’authenticité, de recherche de vérité historique, ne peut attirer qu’interrogations ou critiques.

Et pourtant, en regardant cette réalisation et à quelques nuances près, j’imagine assez aisément la reconstitution d’un village castral comme celui qui occupait les pentes du château de Termes.

Je vous ai dit que j’étais un homme des Corbières, je veux vous dire que La Corbières et au delà, le Département,  doivent s’appuyer sur ce projet touristique que vous nous faites découvrir aujourd’hui.

Vous avez au demeurant choisi de lier votre réalisation à la viticulture qui est totalement indissociable de notre culture.

Vous avez mené à son terme un projet d’une importance exceptionnelle par sa dimension européenne alors même que notre pays traverse la pire récession depuis la libération.

C’est remarquable et vous devez en être félicité.

Là où il est situé, il ne peut pas tourner le dos aux Corbières, et les Corbières ne peuvent l’ignorer.

J’ai l’avantage d’être aussi le Président de l’Association des Sites Pôles du Pays Cathare.

Cela me permet de vous rappeler que l’Abbaye de Saint Benoît est à deux pas des Abbayes de Fontfroide et de Lagrasse, mais également des Châteaux de Villerouge et de Termes, d’Aguilar , de Peyrepertuse et de Queribus, mais aussi de bien d’autres qui constituent l’âme du Pays Cathare.

Je parle d’âme cathare bien sûr.

Le défi que je vous lance et que je nous lance, c’est celui de nous aider mutuellement à faire franchir un nouveau pas au Pays Cathare et à l’Aude Pays Cathare.

Cette marque de qualité territoriale dont mon ami Eric Andrieu est largement à l’origine est une chance pour notre Département et notre Région.

Nous devons ensemble rechercher toutes les synergies pour que votre projet devienne notre projet.

Vous avez sollicité le Conseil Général pour des aménagements routiers sur la route départementale 613 qui permettront un  meilleur accès aux Jardins de Saint Benoît.

Je vous confirme ce qu’avec Marcel Rainaud nous avons dit à Monsieur le Maire de Saint Laurent : Le Département prendra en charge intégralement les travaux de raccordement et d’aménagement de la voirie départementale à l’endroit que nous avons défini ensemble .

Un site de cette importance doit trouver pleinement sa place dans ce territoire et les élus au premier rang desquels les Conseillers Généraux doivent tout faire pour favoriser son intégration et son développement dans une recherche d’intérêts communs.

Votre réalisation ne peut ce concevoir sans le territoire qui l’accueille et le territoire ne peut se passer de votre initiative.

Sachez donc que le Conseil Général dépositaire de l’Aude Pays Cathare est à vos côtés et souhaite pleine réussite et grand succès aux jardins de saint Benoît.

Je vous remercie

Hervé BARO

Le 16 mai 2009

 

 

Par HERVE BARO - Publié dans : Conseil Général
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 13:39

Dans cette crise mondiale que nous traversons, chacun y va de sa solution.
Le débat est légitime, d'autant que les approches sociales ou économiques sont diverses.

La diversité, oppose et opposera toujours les tenants d'un libéralisme plus ou moins débridé, aux tenants d'une économie de marché plus ou moins fortement régulée.

Cette opposition oppose naturellement la droite à la gauche, n'en déplaise à ceux, qui, au sein même du Parti socialiste voudraient gommer cette différenciation fondamentale.

Car la différenciation existe bel et bien, même si, aujourd'hui, à droite, certains, jettent un mouchoir pudique sur leurs engagements d'hier!. Je pense en particulier au Président de la République.

Alors restons en à l'essentiel.
L'essentiel, ce ne sont  pas les scandaleuses rémunérations des patrons du CAC 40, qui contre vents et marées, s'attribuent, ou se font attribuer , parfois avec l'aval de l'Etat, des parachutes dorés dont l'importance conduit à oublier le fond du problème.
L'essentiel, ce n'est même pas l'agitation, politico - médiatique de notre Président.
Non, l'essentiel porte dans notre capacité, et donc celle du Parti Socialiste à préserver un modèle économique et social, dans lequel l'Etat jouera un rôle encore plus fort qu'il ne l'a fait dans le passé.
L'essentiel réside justement dans ce retour de l'Etat.
Un Etat, qui, parce qu'il n'a pas encore été trop abîmé par le pouvoir, à évité à la France et aux français une récession bien plus grave encore qu'elle ne l'est.
Oui, c'est parce qu'il existe en France une fonction publique et un secteur public fort, c'est parce qu'il existe des institutions sociales, créatrices d'emploi et protectrices pour les salariés, que le pire a été évité.
C'est parce qu'il existe des politiques sociales portées par les collectivités locales, que les plus faibles sont protégés.
C'est aussi parce que les mêmes collectivités locales ont une capacité d'investissement rapide et efficace, que le désastre économique sera peut être évité.
Demain, c'est ce modèle social et économique qu'il faudra défendre et promouvoir, car les tenants du libéralisme oublieront leurs propos de circonstance et reviendront vite à leurs vieux démons.
Ceux du boulier fiscal, du libéralisme pur et dur, de l'économie du laisser faire.
Entre le pacte social de la Libération, fondateur des droits sociaux, et le pacte du capitalisme mondial, qui détruit l'homme et ses droits, mon choix moderniste va au premier.

Changer la gauche, c'est d'abord ancrer le PS dans ses valeurs fondamentales de gauche dont il n'aurait jamais dû se détourner.

Le 7 Mai 2009

Par HERVE BARO - Publié dans : CHANGER LA GAUCHE
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 10:23
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Par HERVE BARO
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